Le noyer a trouvé son berceau sur les moraines glaciaires du Dauphiné. Au XIe siècle, les redevances
sont payées en setiers de noix. Nicolas Franquet fait fructifier la « franquette », qui va conquérir le monde. Jusqu’au XVIIIe siècle, la multiplication se pratique par semis.
Roi des arbres par la grosseur de son tronc, l’étendue et l’élévation de ses branches, l’utilité de son bois, l’excellence de son fruit et l’huile qu’on en tire, il supplée à l’olive dans les
lieux où celle-ci ne peut subsister.
Cultivé de façon intensive dans le bas Dauphiné, avec la création de noyeraies, il est victime, durant la guerre 1914-1918, de la qualité de son bois. Il ne se fend pas, se colle parfaitement,
son grain fin est doux au toucher. Bref, il est idéal pour des crosses de fusil !
En 1938, la « noix de Grenoble » obtient son AOC, la première du genre. Qui sera confirmée en 1996 par une appellation d’origine protégée décernée par l’Union Européenne. Les anciennes
variétés locales disparaissent au profit de celles adaptées à la mécanisation.
Malgré sa succession de malheurs récents – gel de 1956, ouragan de 1982, gel de 1985 qui détruit 70000 arbres, sécheresse de 1986 qui en achève 30000, ouragan de 1989, chaleur de 1990, gel de
1991, tempête de 1999 -, la noix de Grenoble, fine, savoureuse, fruitée, demeure.
La noix de Grenoble est riche en lipides et prend soin de votre santé ! Elle lutte contre les maladies cardio-vasculaires, car elle permet d’augmenter le taux de bon cholestérol.
Et fait figure de chef-d’œuvre en péril, qui sous sa coque se trouvent les poumons…ceux de la terre…
La recette du jour : Salade Dauphinoise
Ingrédients :
– Mâche
– Betteraves rouges
– Pommes de terre
– Gruyère
– Cerneaux de noix
– Huile de noix
Préparation :
– Faire la vinaigrette avec l’huile de noix
– Couper les betteraves et les pommes de terre en dés ou lamelles fines
– Mélanger la mâche
– Ajouter le gruyère coupé, lui aussi, en dés ou en lamelles fines, ainsi que les cerneaux de noix émincés.
– Bien mélanger le tout avec la vinaigrette
– Déguster
Gilles qui ne vous a pas fait un billet à la noix