Parmi les soins de « grand-mère », je me souviens bien de ceux qu’elle nous faisait avec ses ventouses. Ce type de soin n’est plus guère utilisé, sinon en Chine qui continue
la technique des « ventouses chinoises », qui font parties de l’arsenal thérapeutique de cet état, au même titre que l’acupuncture, la moxibustion.
Les ventouses sont surtout utilisées pour des soins du domaine respiratoire, coup de froid, rhume, grippe. Elles doivent être appliquées en des endroits bien particuliers du corps humain (les
points d’acupuncture), le long des méridiens énergétiques, et très souvent sur notre pauvre dos. Les ventouses rétablissent la circulation du sang et l’énergie.
Après avoir plongé les ventouses dans l’eau bouillante pour les stériliser, il faut les retirer, et faire le vide à l’intérieur de celles-ci – à l’aide d’un brûlot – puis appliquer cette dernière
directement sur la peau (bonjour les brûlures). Le vide d’air va provoquer une aspiration de la peau et du sang. L’application dure entre 5 et 20 minutes. C’est seulement lorsque la peau prend
une couleur violacée qu’il faut retirer les ventouses.
Parfois, grand-mère associait les ventouses avec les cataplasmes à la farine de moutarde, à l’arnica, et autres plantes médicinales. Sa technique était tellement maîtriser par cette vieille
femme, qu’elle arrivait, avec ses ventouses à soulager les maux de tête. Ses plantes soulageaient les entorses, les ennuis musculaires, les rhumatismes.
Bon nombre de villageois, jeunes et vieux, ont eu recours à ces mains « expertes », et à sa divine tisane au thym et miel.
Mais les connaissances de grand-mère ont, depuis, été oubliées ou leurs pratiques déformées au fil des années…
Bernie qui va, avec ses ventouses, soigner son rhume…et éviter de contaminer son entourage…