Hier,
c’était la fête de tous les Saints, de Saint-André à Sainte-Zoë, sauf qu’il n’y a pas de Sainte-Zoë…
Aujourd’hui, c’est le jour des Morts et là, il y a probablement des Zoé mais qui y pense à part moi ?
Mon cobaye s’appelait Zoé. Ma voisine s’appelle Zoé. Mon cobaye est mort et ma voisine n’a rien d’une sainte. Allez comprendre !
Tout le monde fleurit les tombes le jour des Saints et le lendemain lorsque vient le jour des Morts, une fois le devoir accompli, plus personne ne pense aux morts. Comment comprendre ? Pourquoi
comprendre d’ailleurs, l’essentiel n’est-il pas de se souvenir ?
Bien sûr, certains me diront qu’il ne faut pas une date particulière pour penser à André ou à Zoé mais, franchement, en y réfléchissant honnêtement, combien d’entre nous y pense à ses morts en dehors de cette date ?
D’accord, il y a les anniversaires, les albums-photos, les dates de décès mais les pensées sont faciles, elles s’envolent et ne coûtent rien, tandis qu’un passage au cimetière, c’est comme une
visite privilégiée à André ou à Zoé.
En tout cas, mes morts à moi, tels ces malades à l’hôpital ne recevant jamais de visite et qui guettent la porte, je les ai entendus sourire de me voir débarquer avec mes fleurs sous le bras, des
bruyères, comme à chaque fois.
Chacun fait ce qu’il veut mais pour ma part, jamais je n’ai raté un jour de Toussaint au cimetière de mes ancêtres : ils n’ont rien de saints, aucun ne s’appelle André ou Zoé mais comme j’ai
congé ce jour-là, ils méritent bien que je leur consacre un peu de mon temps, ce temps qui s’est arrêté pour eux et qui m’est si précieux, à moi.
Allez, à l’année prochaine !
Joëlle qui vous souhaite une bonne fête à tou(te)s