La
bougie fond. Elle fond comme elle pleure, ses larmes coulant le long de son visage, qui peu à peu se déforme lamentablement.
La bougie souffre-t-elle quand celle pour qui elle se donne illumine son corps ?
La bougie fond. Elle fond comme elle meurt, sa cire disparaissant le long de sa mèche, qui peu à peu se consume inlassablement.
La bougie pense-t-elle quand celle pour qui elle existe lui vole son âme ?
La bougie fond. Elle fond comme elle saigne, son liquide chaud noyant la lumière, qui peu à peu s’estompe sournoisement.
La bougie sourit-elle quand celle pour qui elle fut mise au monde s’étouffe définitivement ?
La bougie a fondu, le charme est rompu...
Sixtine et les filles de l’atelier d’écriture de l’hôpital au domicile